« Qui boit du Meursault, ni ne vit, ni ne meurt sot »

C’est en suivant les conseils avisés de Dominique Rézette, restaurateur à Ladoix-Sérigny à l’Auberge de la Miotte, que nous avons visité le Domaine Ballot-Millot à Meursault.
Ce domaine se distingue tout d’abord par une superbe palette d’appellations en Côte de Beaune. Parmi celles-ci vous trouverez quelques premiers crus dont le nom ne laisse généralement personne indifférent : «Narvaux, Charmes, Genevrières… Perrières ». Difficile donc de se tromper me direz-vous, mais en rencontrant Charles Ballot Millot, jeune vigneron de 27 ans (premier millésime en 2001), nous nous sommes enthousiasmés de voir à quel point la nouvelle génération s’impliquait dans la quête de l’excellence.
Les Vins : Tout d’abord, sachez que les vins du domaine sont tous à la vente dans un petit caveau sur la place de Meursault et que, selon la tradition du père et du grand-père Ballot-Millot, le domaine garde quelques cols des millésimes antérieurs pour les particuliers.
Une chose est sûre chez Ballot-Millot, le tire-bouchon ne chôme pas ; par contre le propriétaire ne parle pas beaucoup. Chez Ballot-Millot : c’est le vin qui compte, pas le discours. Presque 15 bouteilles ont été ouvertes pour notre plus grand plaisir, toutes du millésime 2005 s’il vous plaît…
Les blancs se sont récemment améliorés grâce à des élevages plus longs (12 mois en barrique et six mois en cuve) pour permettre au vin de se stabiliser et d’acquérir une fraicheur supplémentaire.
Nous avons apprécié la qualité de l’élevage qui ne prend jamais le pas sur le vin. Notre préféré, le Genevrières qui n’enlève rien au reste de la gamme qui présente un rapport qualité-prix excellent.
Les rouges sont aussi remarquables, plus classiques mais pas moins séduisants avec une mention particulière pour le Pommard Pezerolle d’une étonnante finesse.
Nous sommes repartis avec un magnum de Meursault dont on ne savait ni le climat ni le millésime : une bonne manière d’apprécier le vin pour le vin. Nous l’avons ouvert et tous nos convives ont été conquis. Nous pensons qu’il s’agissait d’un Genevrières 2001 d’une éblouissante jeunesse.
Pour les détails de dégustation sur tous les vins, il ne nous appartient pas de juger à votre place, si bien que nous vous conseillons d’allez au domaine à condition de faire une petite promenade à pied avant de reprendre le volant !!!
A 33 euros le premier cru de Meursault 2005, on ne meurt pas toujours sot !


